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Quelques pensées de plus..

Mises à jour

Eveil (2) Article 27/11/2008

Tandis que je dissimulais ma présence les voix se firent plus distinctes, plus graves. Présage porté par la cité fantome, le chant s'éleva et quand je pus enfin en mesurer les paroles, la bise se fit blizzard :

 

Quand mere démence jubile

Nous, bourreaux, punisseurs impies

Nous, tortueux reflet de l'homme vil

Condamnés a errer parmis la lie

Nous, que la démesure porte enfin

Nous, marchons fierement vers la raison.

Point de pitié, car pour vous voici la fin

Car en vous ne vivra plus que cette oraison


Agenouillez vous car voici notre supplique.

Au creux de sa paume, nous nous agitons

Fidele femme de l'hérétique

Voila que Dame Folie libere nos dons

Ni dieux, ni saints

Nous regnons dans l'anarchie

Car nous ne sommes que des chiens

Divines bêtes enfantées dans l'agonie

 

Le régiment d'ou s'élevait le chant n'avait plus rien d'humain. Certains avaient rongé la moitié de leurs doigts, d'autres jouaient avec d'étranges restes. Aucun n'était au garde a vous, et parmi ceux qui chantaient quelques uns pleuraient quand leur voisin riait a gorge déployée.

Pourtant dans ce chaos, d'aucun n'oubliait de maintenir une formation parfaite.

Sur un ordre le groupe s'arrêta. La perfection géometrique rencontra alors la plus pure démence. Face a moi s'agitaient une cinquantaine d'hommes. Placés a égale distance l'un de l'autre, chacun semblait se contenir et tous tremblaient violemment, au bord de l'implosion.

C'est alors qu'apparut le chef d'orchestre, celui qui était responsable de ce sombre ballet. Il avança d'un pas puissant, agile, pour se poster a la tête du groupe qui passa des tremblements aux spasmes.

Il était svelte, la plastique de son corps semblait parfaite mais incomplete. A travers une bure blanche anormalement propre je devinais son corps. Ses jambes, longues et élancées venaient rejoindre un torse parfaitement dessiné surmonté lui même de bras aux muscles saillants. Pourtant, son visage venait assombrir et transformer ce corps. Fin, émacié, presque morbide, il était si pâle qu'il semblait briller a la lueur du soleil mourant.

Sa bouche était une fine lame, tranchante et sifflante. Son nez plus qu'aquilin supportait un bandeau mité dissimulant son regard, pourtant, je ne put m'empêcher de frissoner en le fixant. Je me sentais observé, possedé, était il doué d'omniscience? Un étrange vide m'envahit alors, comme si ce bandeau était la derniere limite entre la raison et les abîmes. Le rempart dont déferlerait la mort. Son crâne, dépourvu de cheveux semblait  horriblement déformé, comme remodelé par a coups.

 

Fasciné j'avançais de quelques pas pour détailler plus avant ce chef et son armée. Mais alors l'une de ces choses se tourna vers moi. Pétrifié je ne put distinguer que folie dans le regard exorbité qui me détaillait.

Soudain, il hurla.

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J'kaz !
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Jeudi 27 Novembre 2008Poster un commentaire

"Bordel ce qu'il fait sombre ici je m'y ferait donc jamais. Ellis ouvre la porte, promis je me battrais plus dans ton bouge!"

Alors qu'une migraine violente m'assaillait je réalisait que la ville était étrangement silencieuse.Peu importe qu'ils aient sonné les cloches de sommeil ou non, d'habitude on entendait toujours le bruit du marché ou d'une violente échauffourée, de travailleurs qui avaient oublié ce qu'était la nuit et même des fous qu'on laissait déambuler. Non, cette fois, c'était tout sauf normal.

Je fus alors pris de panique, en plus d'être lourde et resistante la porte de la salle d'isolement était toujours verrouillée.

"Non c'est pas possible, Ansem reprends tes esprits. C'est encore une de tes crises. Bordel il se passe quoi! Ellis espece de fils de pute, si t'ouvres pas immédiatement je vais devenir violent!"

Les minutes passaient, plus longues encore. Ma migraine ne partait pas, tenace la salope; Faut dire qu'une bouteille éclatée sur le crane laisse toujours un souvenir particulier. Tandis que mes nerfs commençaient a se vriller je décochais mon plus puissant coup de pied en direction de la porte qui, a ma grande surprise, n'offrit aucune résistance s'ouvrant sur une salle vide.

Je ne saurais jamais si le pire était la panique qui m'habitait dans cette salle, ou la terreur qui m'envahit une fois libre. Je n'étais plus enfermé et en colere, non, j'étais seul et vulnérable. Je n'étais qu'une puce dans cette ville faite de ruelles sombres, de coupe gorges si visibles et évidents  qu'on s'y engouffrait quand même.

Rosace, une ville bien étrange. Taillée dans le Jais, une pierre aux proprietés absorbantes, elle surplombait les plaines de son imperieuse noirceur.

Cette ville avait été conçue pour être la frontiere entre le crime et la raison, de ses rues tortueuses, sombres et pourtant étrangement attirantes jusqu'a son erection dans un materiau buvant ce sang qu'on voyait déja couler a flots. Assurément, des esprits malades devaient encore rôder inconscients du fléau les guettant dans l'obscurité.

Car c'était un fait, la ville avait été désertée dans la panique la plus totale comme en témoignaient les pichets renversés et la biere encore fraiche maculant le sol de l'Aube, un client avait même laissé tomber sa dague. M'en saisissant  j'avançais vers la porte de sortie.

"Qu'ont donc pu fuir ces gens? Une épidémie peut être? Non, trop précipité. Une guerre alors.. Impossible, les guerres n'ont plus lieu en ce monde. Non, c'est quelque chose de bien pire, quelque chose d'imminent. Qu'est-ce donc?"

Les rues étaient  si calmes que j'entendis mes bottes marteler le pavé.La mort rodait guidant de son bras le fou perdu au coeur de ce dédale. Commençant tout juste a trouver une idée viable je décida de me rendre au Clocher ou les dernieres informations et copies de missives devaient être entreposées. A peine eus-je traversé la premiere des ruelles jalonnant mon périple qu'aux portes de la ville retentit un étrange hymne. Un hymne déchirant le silence...

 

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J'kaz !
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Mercredi 15 Octobre 2008Poster un commentaire

Tandis qu'a l'Ouest le soleil mourrant embrase l'horizon; une étrange clameur s'éleve plus au Sud .

Si lointaine et pourtant si puissante elle fait se fâner les derniers espoirs. Les murs de la ville tremblent, chacun s'affaire dans un étrange balai ou virevoltent la peur et le désespoir.

Ici un noble rassemble ses dernieres richesses, la le roturier abandonne le labeur d'une vie et tous viennent s'entasser aux sorties. Quelques heures pour laisser la ville aux rats et il n'est plus une seule maison d'habitée, plus un seul lieu qui soit réchauffé par la chaleur humaine. Les charognards jubilent. Quelques chaines résonnent et un rire mesuré, calme et chaleureux vient leur faire écho.

Rosace, le premier rempart de Crépuscule a fondu comme neige au soleil face a une ombre. Juste une ombre.

Mais voila que du sommeil émerge un bien étrange homme, il dormait si profondément qu'il n'a pas senti la ville mourir au dessus de lui...

 

 

 

Voila un Ptit début, par manque de temps mais aussi par envie de donner une intro rapide a ce qui suivra dans les jours a venir!

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J'kaz !
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Mercredi 08 Octobre 2008Poster un commentaire

Il n'est pas le plus grand des hommes, ni le plus vil. Il n'est ni dieu ni bête, mais un simple individu a qui le sort et l'extravagant ont préféré d'autres.
D'aucun ne peut le nommer antihéros, car pertinemment il sait qu'au coin d'une rue l'amour ou le destin ont depuis longtemps laissé place au vide.
Cet homme que seul un prénom et quelques vagues convictions suffisent a définir vit asservi à la routine, interdit à la folie.
Il n'a jamais sauvé une vie ni vue la sienne en danger.
Certains le veulent banal, mais ne leur en déplaise il ne l'est pas le moins du monde.
Non, il est bien plus que ça, et en lui vivent des centaines de héros, en lui vivent tout ces mondes que jamais il n'a foulé et ces gens qu'il connait si bien sans jamais leur avoir parlé.
Pourquoi le résumer a une norme quand en lui vit la plus ardente des passions mêlée à l'aventure et à l'inconnu?
Jamais il n'a frôlé le danger et pourtant mille fois il a vécu et donné la mort.
Il pourrait être un enfant que les contes ont émerveillé mais il voit son futur trop terne pour être l'un d'eux.
Il pourrait être le simple personnage d'une histoire mais il est bien trop réel et condamné au prévisible pour cela.
Mélancolique, peut être désabusé et parfois naïf lui qu'emprisonne le charnel, si loin de ses utopies.

On ne lui sourit pas dans la rue, et tant mieux, la fausseté brille trop à son gout. Il devrait s'enfermer dans le cynisme tant il a conscience de la futilité du reste.
Mais ce serait une terrible erreur alors, car il vit dans la futilité paradoxalement enchainé a un essentiel trop fort. Lui qui a déja imaginé, exploré et s'est délecté de mille personnalités
il ne peut reprocher au schizophrène que d'être limité. Il ne peut haïr autrui qui rêve et comme lui, en son sein se débat contre cette façade qu'il a crée pour protéger ses plus belles possessions :
Son âme d'enfant.
Il est l'écrivain, il est celui que la naïveté du nouveau né fait rêver, il est celui qu'un monde limité et connu condamne.
Car oui, il est le pire des condamnés dans la pire des prisons, il est celui a qui l'on a interdit de s'émerveiller et de découvrir dans la plus grande simplicité tant l'inconnu est devenu complexe.
Il est celui qui rêve d'explorer des terres vierges et de vivre corps et âme les plus belles aventures que l'histoire inventa.
Assis dans son triste bureau, dans l'encre noire il réveille l'enfance perdue qui sommeille en lui pour enfin s'échapper de sa prison.
Et voila que loin de son corps, il traverse une fois de plus un monde libre de toute loi, un monde qu'il peut modeler à sa guise ou mort devient renaissance.
Un monde, ou il peut enfin fuir l'ennui et sincerement sourire.

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J'kaz !
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Lundi 06 Octobre 20081 commentaire(s)

Ca fait un bout de temps que j'ai pas posté, periode de légere euphorie mais aussi d'intense fatigue qui m'a presque fait oublier que j'adorais écrire.

Peu avant le bac, je devrais réviser avec acharnement pour m'assurer un avenir qui me permettra d'avoir le choix. Mais quel choix? Comme beaucoup il faut croire, mes choix éthiques et idéologiques s'amenuiseront peu à peu vers un simple choix si j'ai un salaire convenable : Quelle marque de fromage vais-je donc prendre ce soir? La plus chere pour brandir ostentatoirement ma "réussite" ou celle au rabais car le temps m'aura aigri vers le radinisme?

Non là, la seule rengaine qui me trotte dans la tête ces derniers temps c'est : Fait chier de devoir se plier a un millier de standards. Combien de milliers sommes nous a vouloir juste pouvoir vivre de nos idées ou de ce que l'on aime sans avoir a se poser de questions. Pourquoi on doit forcément se prendre la tête a travailler et cracher nos poumons pour une societé qui nous rappelle avec violence chaque jour qui suit qu'elle ne veut pas de nous aujourd'hui si ce n'est demain pour ceux qu'elle a temporairement acceptés. Heureusement, je m'arrête la avant de trop fleurter avec l'anarchisme basique pour faire preuve d'un peu plus d'égoïsme étant conscient de mon ignorance en philosophie.

Comme a chaque été je soupire devant un magnifique coucher de soleil, je soupire car  je m'emmerde le plus franchement du monde alors qu'il y'a un milliard d'experiences palpitantes a vivre. Un Road Trip, c'est mon truc du moment, comme dans les vieux films americains je me vois bien rouler des jours entiers sur d'interminables routes a écouter de la bonne musique en profitant du paysage et des rencontres que je fait. L'attrait de la nouveauté avec un soupçon de contemplation et en même temps une profonde envie d'évasion. Mais attention, pas l'évasion pour faire style que moi j'aime la poésie moderne t'as vu! Pas le genre d'évasion ou tu t'arretes au "Big Hotel" 5étoiles de Biatch Beach pour y passer tes vacances comme la voient ceux qui exposent leurs envies dans leurs pseudonymes MSN quand c'est pas leurs exploits sexuels ou leur amour et complicité profonde pour la soeur du cousin du mec qu'elle veulent absolument se faire.

Contrairement a ces personnes d'ailleurs, j'ai d'autres soucis que de troncher la premiere venue et j'ai cette facheuse tendance a m'enfoncer dans le réalisme. Le Road Trip, les voyages de folie les experiences incroyables pour finir par se retirer dans un petit quartier résidentiel paisible comme on adore les vivre dans les séries Américaines, c'est pas pour moi. Pourquoi? J'ai pas le fric et par conséquent le temps pour ça, faute d'être trop optimiste j'ai un zeste de cynisme qui me colle et quand certains auront l'argent a Papa et Maman pour passer l'été a glander sur la plage en oubliant leurs jolies petites études tout frais payées moi j'ai de tres fortes chances d'avoir a trimer tout l'été en usine pour me les payer, ces études .. et avoir peut être un jour l'honneur ultime de choisir mon fromage.

Comme quoi, la réussit sociale c'est avoir plus de choix. Mais au prix de quels rêves? C'est vrai quoi.. qui ici préfere choisir son pot de rillettes entre 12 marques a la con plutot que de voyager dans des lieux plus magnifiques les uns que les autres sans jamais se soucier de la facture qui arrivera le 30 du mois.. ? Personne je crois, pourtant , c'est avec dépit qu'on peut admettre que les chances qu'on finisse de cette maniere sont.. trop élevées! Contentons nous donc de rêver assis dans un coin sombre tandis qu'a la lumiere ils se brulent les yeux et deviennent aveugles.

En esperant un jour rouler dans cette vieille décapotable qu'ils aiment utiliser dans les films.

Tags associés : legere, brise

J'kaz !
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Dimanche 08 Juin 20081 commentaire(s)
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